Top 10 des films en 2007

Comme d’habitude, à la fin de l’année, c’est l’heure des bilans.
Là je suis un peu à la bourre, on est déjà en février, mais soit.

Voici mon top des fillms de l’année 2007. Ceux que je conseillerais vivement de louer ou d’acheter en DVD/Blue-Ray.
Ce n’est pas un liste très longue, car l’année 2007 était un peu décevante, mais …

D’abord, comme précaution, la liste des films que je n’ai pas (encore) vus et qui se retrouvent dans pas mal d’autres listes: Le scaphandre et la papillon de Julian Schnabel, La Môme d’Olivier Dahan, Away from her de Sarah Polley, The Assassination of Jesse James … de Andrew Dominik et La Graine et le mulet d’Abdellatif Kechiche

Si vous avez des goûts proches des miens, voilà ce que vous devez voir. D’abord 5 grands films.

99 francs de Jan Kounen (avis)
« C’est délirant, frénétique, ultra-visuel, punk, fun, trash. La mise en scène est virevoltante. Dujardin est terrible. Jocelyn Quivrin l’est encore plus. Et il y a quelques scènes énoooormes (comme disent certains). Bref, ca fait longtemps que je n’ai pas autant pris mon pied au cinéma. »

Zodiac de David Fincher (avis)

« Mais le plus intéressant dans Zodiac, c’est cette histoire de tueur, qui sévit pendant des années, sans jamais être confondu, et qui au delà de ruiner la vie de ses victimes, va littéralement hanter la vie d’un détective et d’un dessinateur, chacun à leur tour. Toute la puissance du film est là, pour en faire un classique quasi-instantané. On pense à All The President’s Men. « 

The Good Shepherd de Robert De Niro

 » Il y a du travail dans le nouveau film que réalise Robert De Niro. Un travail monstrueux, qui s’étale sur des années de recherche, d’écriture et de production. Des années qui apportent au film une richesse incroyable, mais qui forment également son point faible. Riche ou trop riche, parfaitement maîtrisé ou trop réglé, on comprend en voyant le film que la critique US fut partagée à la sortie: The Good Shepherd est long, lent, sérieux, froid. Il est aussi intelligent, très bien joué, magnifiquement filmé. Il suit un homme (Matt Damon, dans un rôle ingrat, qui pourtant méritait largement une nomination aux Oscars, surtout au vu de la double actualité avec le Scorsese), dont la vie est faite d’engagement, de choix, de compromis difficiles et sombres. C’est l’espionnage version « brain », c’est un film qui passent les 2h30 et qui malgré toutes ces faiblesses est passionant. C’est aussi pour le moment le meilleur de film de 2007. »

Apocalypto de Mel Gibson

« La claque de ce début d’année, un film tellement puissant et prenant qu’on en sort quasiment essouflé. Le cinéma de Mel Gibson a depuis Braveheart toujours été vicéral, tel est le cas d’Apocalypto, un film de trippes. Les trippes du personnage personnage principal, les trippes à l’air des des humains offerts. C’est aussi un des meilleurs films d’aventure de ces derniers mois, voir plus, un film qui commence, qui accélère et qui ne vous lâche plus pendant 2 heures, deux heures de courses avec Jaguar Paw. L’expression Powerfull filmmaking est loin d’être galvaudée par le cinéma de Gibson. « 

Ratatouille de Brad Bird

« Et il faut que je reprenne peut-être une partie des mots d’Anton Ego pour commencer mon « avis ». « In many ways, the work of a critic is easy. We risk very little yet enjoy a position over those who offer up their work and their selves to our judgment. We thrive on negative criticism, which is fun to write and to read. […] Last night, I experienced something new, an extraordinary meal from a singularly unexpected source. […] I will be returning to Gusteau’s soon, hungry for more.

Hier après-midi, j’aidécouvert le nouveau Pixar. Je ne pense pas qu’il va changer ma manière de voir la cinéma, ni de voir Pixar. Mais ce que je sais, c’est que j’ai passé un moment exceptionnel avec ma fille, son parrain, mon filleul et toute la salle remplie d’enfants. Ratatouille c’est un dessin-animé parfait, c’est le tout grand niveau de Pixar. C’est beau, inventif, fun, drôle, émouvant. Je n’ai pas envie d’en parler des heures, mais juste de vous dire d’y aller. C’est une merveille.

 Finalement, en voyant un film comme cela, je deviens comme Remy « If you are what you eat, then I only want to eat the good stuff. « , je devrais me réserver uniquement pour les bons films, et arrêter de voir ces âneries ridicules toute l’année, mais vous n’auriez plus le plaisir de lire ce que je pense de tel ou tel daube 😉 »

Il y aussi 5 autres très bons films que je conseille vivement

Truands de Frédéric Schoendoerffer

« Certes, comme on a pu le lire ailleurs, Truands n’est pas le grand film qui vient rivaliser avec Heat. Il n’a d’ailleurs rien à voir avec celui-ci. Ni dans le scénario, ni dans la mise en scène, et surtout pas dans l’approche. Truands, c’est une histoire « banale » de grands truands, sexe, vol, drogue, qui sonne plus vrai que n’importe quel film récent. Un monde pourri, où on balance, où on se venge, où on trahi, pour de l’argent, ou pour rester en vie. Le caïd, c’est celui qui gueule le plus fort, le plus violent, ce qui a su se faire sa place, et qui se fait respecter parce qu’on ne sait jamais s’il va réellement peter un plomb et vous foutre un balle entre les deux yeux. Caubère en caïd est de ceux-là, jusqu’à ce qu’il soit en prison, … où il n’est plus rien. Le film est violent et direct. Tortures, assassinat en plein rue, et baise. Putes, boîtes de nuits, armes à feu et fric. Rien de bon dans ce milieu, rien qui ne puisse vous retenir de devenir comme ces personnages. Et cà en cela que le film de Frédéric Schoendoerffer est fantastique, mais peut aussi ne pas être apprécié. 

Au dessus de tout cela, il y a l’ange Magimel. Une sorte de chevalier, qui peut paraître moins pourri que les autres, mais finalement l’est probablement tout autant, c’est juste que ces prises de décisions se basent sur des critètes différents. Il tente de se positionner hors du système, de vivre une quasi-vie. Et quand il faut faire un choix, il prend l’alternative qui lui laisse le plus de chance de rester en vie, tout en encaissant le cash. Magimel est parfait dans le rôle, une fois encore. Et son rôle est parfait dans le film. Le reste du casting est tout aussi intéressant: Beatrice Dalle, Olivier Marshall, Tomer Sisley qui a une tête de cinéma. 

Alors oui, Truands est un film dur et violent, et n’est clairement pas un produit de pur divertissement. Les quelques scènes d’actions sont expédiées, comme dans la réalité. La fusillade du parking est d’ailleurs très bien mise en scène et admirablement montée. Truands est un très bon film, un très bon film noir. Et il est encore en salles, allez-y! »

Little Children de Todd Field

 « Le nouveau film du réalisateur de In The Bedroom était attendu et l’attente était utile. Little Children se base sur une histoire simple avec des personnages dans un suburbs américain. La vie de quelques personnages, avec leurs relations, et leurs enjeux, qui ont ou peuvent faire basculer leur vie. Sur un ton habilement mélangé de comédie et de drame, Todd Field signe un film envoutant, avec un casting parfaitement parfait! »

Clerks 2 de Kevin Smith

« Oui, pour les amateurs du premier et de Kevin Smith en général, c’est un petit (grand) plaisir d’1h30. Donc, je ne vais pas vous faire une critique immense, mais juste vous dire que si vous voulez voir un film avec la magnifique Rosario Dawson toute naturelle et adorable, tout en entendant des dialogues comme « What’s the point of having an internet connection if your not using it to look up weird fucked up pictures of dirty sex you’d never have yourself? », et une magnifique et hilarante imitation résumée des trois épisodes du Seigneur des Anneaux, allez voir Clerks 2. « 

Contre Enquête de Franck Mancuso

Contre-enquête est le premier film de Franck Mancuso (qui a tout de même signé le scénario de 36, quai des Orfèvres).  Il nous plonge, avec brio, avec beaucoup de réalité dans un milieu policier qu’il semble très bien connaître et nous offre ainsi un thriller de qualité.
Il créée une atmosphère lourde, suspicieuse, mélange les indices pour mieux nous balader d’une supposition à l’autre.
Mais surtout il nous montre des policiers humains et pas des espèces de cow-boys rutilants et jouant des mécaniques, cela change et est finalement bien plus réel et crédible.
Il n’oublie pas non plus de jouer sur la corde des sentiments en nous montrant la souffrance d’un père et d’une mère.
Dans une mise en scène efficace, il nous offre un jeu de chat et de la souris passionnant.
Jean Dujardin (le policier) y est excellent dans son rôle de père déchiré dont la fillette a été violée et assassinée, bras vengeur d’une justice qu’il considère comme inefficace et qui cherche à apaiser sa douleur et son chagrin par tous les moyens. aurent Lucas (le coupable ?) est sublime, il est tout à la fois une victime innocente, un pauvre agneau sacrifié et pourtant il a des regards de loup prédateur et de manipulateur.  Dommage que la caméra s’axe trop sur Dujardin et n’explore pas plus la personnalité de l’innocent ( ?) pervers.
Mais Mancuso s’axe plus à montrer jusqu’où un homme peut aller, jusqu’où la haine peut conduire.
Il explore les méandres d’une âme torturée et qui a en mains toutes les cartes (ou presque) pour pouvoir facilement ourdir sa vengeance.
Il fait fi des bons sentiments ou du respect des bonnes mœurs et des convenances.  Il montre des sentiments bruts, cruels, violents, bestiaux sans aucune notion du bien ou du mal.
Et c’est paradoxalement cette absence de jugement moral qui lui donne  tout son punch.
Contre-enquête est un génial film noir, un thriller haletant.


Reign over Me de Mike Binder

C’est la bonne surprise. J’avais déjà apprécié le film précédent de Mike Binder, The Upside of anger, il change de sujet, avec un film plus grave. Sandler joue un homem qui a perdu femme et enfants. Depuis, il traîne, il ecoute de la musique avec un gros casque pour s’isoler du monde, il joue à sa console, il refait sa cuisine toutes les deux semaines. Don Cheadle est dentiste, marié, deux enfants, sa vie est quasi-parfaite, mais trop réglée. Les deux personnages se croisent, ils ont étudié ensemble, ils ont logé ensemble. Le personnage de Cheadle trouve en Sandler un échapatoire à sa vie quotidienne, une manière de faire ce qu’il n’a plus fait depuis des lustres. Petit à petit, il cherche des moyens d’aider son ancien pote, à se réveiller.

Clairement, les histoires d’amitié entre un personnage classique et un personnage décalé font partie d’une trame standard du cinéma made in US. Parfois c’est fantastique, parfois c’est réussi, parfois c’est raté. Avec Reign over me, c’est plus que réussi. Cela tient à un scénario intelligent, qui laisse le temps de construire les relations. Et cela tient au talent des acteurs, du formidable Don Cheadle et de la très bonne interprétation de Sandler (et vous savez combien j’apprécie Adam Sandler). 

Et pour finir, quatre bons films je conseille également. Le Cronenberg Eastern Promises, très bien, mais que j’ai pas trouvé aussi intriguant que A History of Violence. Le très réussi American Gangster de Ridley Scott. Le délirant Smokin’ Aces de Joe Carnahan, et l’étonnament réussi Blood Diamond d’Edward Zwick avec un grand Leonardo Di Caprio.

Ce n’est finalement pas très riche, mais je sens que 2008 sera un très bon cru. Ca a déjà commencé en fanfare avec le quasi chef d’oeuvre Into the Wild.

PS: les images sont hostés chez Allocine (merci …)

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5 commentaires sur “Top 10 des films en 2007

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