Lecture du jour: Le capital au XXIème siècle (Thomas Piketty)

418kvaN0iYL._AA278_PIkin4,BottomRight,-47,22_AA300_SH20_OU08_Lecture du jour … enfin, c’est un peu exagéré, j’ai mis plusieurs semaines avant de terminer les 900 pages de Piketty, la nouvelle rock star des économistes, et aussi l’ancien conseiller économique de Ségolène Royal lors de la campagne présidentielle de 2007.

Sur la forme d’abord, faut avouer, c’est un peu trop long, on est parfois pas loin de l’overdose de statistiques. Qui trop embrasse mal étreint. D’autant que la partie du livre qui utilise ces statistiques pour faire des conclusions ou recommandations est finalement assez brève, trop brève.

Sur le fond …

D’abord, il y a une foule d’informations  intéressantes, principalement sur l’évolution des patrimoines, des inégalités et leurs causes. Très intéressant, mais très orienté statistique sans faire mention par exemple que globalement, le niveau de vie moyen s’est amélioré.

Mais surtout, alors qu’au départ Piketty parle d’une réduction des inégalités, via le processus de diffusion des connaissances et d’investissements dans les qualifications et la formation, le livre passe assez radicalement sur la fin vers une charge anti-capitaliste, avec (en très raccourci) une imposition mondiale à 80% des ultra-riches. Une sorte de gommage des inégalités.

Les riches sont riches, ils seront statistiquement de plus en plus riches, on va donc les taxer, et redistribuer. Et si on peut le faire à l’échelle mondiale, ce sera plus efficace.

Comme souvent, on est donc dans la redistribution d’un gâteau existant, sans se soucier de comment faire grandir le gâteau.

Et vu de l’entrepreneuriat, je me demande toujours si ces économistes ou politiciens (de gauche) se rendent compte de la difficulté et de la prise de risque nécessaire à la création, et au développement d’activité, et par là-même, dans les cas positifs à un rendement positif d’un capital investi. Mais cela non, pas un mot dans le livre de statistiques de Piketty.

Intéressant donc, mais avec des conclusions très orientées …

 

Summer 2013 US Box-Office … une analyse rapide

Cela fait quelques semaines qu’on peut lire des articles sur le gros plantage de certains gros blockbusters américains

On n’a pas toujours les chiffres dans les articles, ni la vue d’ensemble. Alors, je me suis dit que j’allais faire un petit tableau, pour y voir plus clair.

Vous avez pour les grosses sorties américaines

  • Le budget de production annoncé. Connu pour tous , sauf pour Monsters Academy
  • Les revenus au Box-Office US (en M$) (les chiffres en orange sont des estimations car les films sont encore en salle)  + la place au Box-Office US
  • Les revenus au Box-Office International (en M$)
  • Le total des revenus au cinéma + la place au classement
  • Les revenus qui reviennent au Distributeur » (45% du Box-office US, 30% du Box-Office International, dont on déduit encore 20 à 25% cfr cette analyse
  • Une estimation du budget marketing (30% du budget du film, c’est à la louche)
  • Et donc le retour sur investissement estimé de la sortie cinéma
  • La place au classement du retour sur investissement
  • Mon score sur la qualité des films, ultra subjectif 😉

En gros, ca donne le tableau complet ici.

Dans un premier  graphique intéressant, on peut voir le classement par ROI vs Box-office Total

Summer_2013_Box_office-2

Iron Man 3 est le grand vainqueur, pas loin devant Despicable Me 2.  Mais on peut vite voir que la rentabilité au cinéma chute vite, très vite, même si on fait de bons résultats au box-office.  Par exemple Man of Steel ou Monsters Academy, qui coûtent chers.

Si on regarde le ROI au cinéma par rapport au budget:

Summer_2013_Box_office

On se rend compte que gros budget ne veut plus rien dire et que comme le prédisait Spielberg et Lucas en juin de cette année, on va assister à des grosses plantades qui risquent de secouer le cinéma.  C’est le cas de The Lone Ranger, de Jack The Giant Slayer (dommage), et de White House Down (tant mieux). Mais c’est aussi le cas de Pacific Rim par exemple, qui était un des gros risques de l’été, et qui ne s’en sort pas trop bien.

Alors bien-entendu, il y a la suite de l’exploitation:

web-docs.stern.nyu.edu_glucksman_docs_Lucini2010.pdf

Là, je ne connais pas les chiffres possibles de rentrées de revenus, qui peuvent certainement sauver un film.

Si mon analyse est complètement fausse, et que vous avez plus d’infos, de commentaires, je suis preneur.

Apple va-t-il m’offrir mon Apple? #6

Trois ans après le premier post, une crise plus tard, voici la situation: j’ai virtuellement gagné mon pari !

1/ Février 2008, Un Mac Pro à 4.000 EUR TTC & 50 actions Apple achetées à 122,08$

2/ Mars 2010, l’action Apple est à 230,9$, soit 108,82 / action, soit 5.441$, soit 4.057 EUR de gain potentiel.

Le choix s’offre donc de revendre les actions, prendre le gain, d’arrêter la série de posts et de remercie Steve Jobs. J’ai plutôt décidé de rester, certainement jusqu’à la sortie de l’iPad.  Je pense que le produit va faire un carton à son démarrage, suivi par un buzz ventant sa convivialité et imaginant de belles opportunités pour le futur. L’action va encore monter, certain analystes prévoient 250, 275$. Ensuite, viendra la seconde phase, celle des résultats financier de l’iPad. En direct, avec un prix agressif, je ne vois pas bien l’influence. Par contre, cette iPad sera une magnifique plateforme de contenus (applications, livres, films), les résultats de l’iTunes Store vont encore s’envoler.

J’attends donc, même si une petit voix me conseille de prendre le gain, et une autre voix intermédiaire me conseille de prendre une partie du gain, sur la motié des actions par exemple.

Apple va-t-il m'offrir mon Apple Apple va-t-il m’offrir mon Apple? #5

23 mois après le premier post, une crise plus tard, voici la situation. L’action achetée à 122,08$ est une seconde fois à son plus haut depuis … son existence.

50 actions, qui ont pris 96$, soit 4.836$, soit 3.553 EUR de plus-value, à condition de revendre (ce qu’on à tendance à oublier).

Pour atteindre mon objectif, avec le taux de change actuelle, il faudrait que l’action passe à 230$. Franchement, on n’est plus très loin. Et si la sortie de l’iPad fonctionne (que ce soit par les ventes d’iPad, ou les ventes d’Apps et de Livres sur l’iTunes Store), l’objectif pourrait être atteint cette année.

Comme on dit toujours, une action tant qu’on ne l’a pas vendue, on n’en retire pas la plus-value. La question à ce moment-là, sera de suivre ma promesse et de vendre, ou de faire confiance à Steve pour la suite, en misant sur une prochain crise dans 5 ou 6 ans 😉 Maintenant mon Mac Pro aura plus de 2 ans, faudra peut-être le changer et recommencer non?

Apple va-t-il m’offrir mon Apple? #5

23 mois après le premier post, une crise plus tard, voici la situation. L’action achetée à 122,08$ est a son plus haut depuis … son existence. Ca c’est la bonne nouvelle. Le cours du dollars, lui, a flucté, et finalement se retrouve quasiment au même niveau entre février 2008 et Janvier 2010. Un bon moment donc pour faire le point.

50 actions, qui ont pris 90$, soit 4.500$, soit 3.150 EUR de plus-value, à condition de revendre (ce qu’on à tendance à oublier).

Pour atteindre mon objectif, avec le taux de change actuelle, il faudrait que l’action passe à 235$. Cela reste ambitieux, même si on pense à l’annonce d’une Tablet Mac fin janvier 2010.

Comme on dit toujours, une action tant qu’on ne l’a pas vendue, on n’en retire pas la plus-value. Alors, attendre encore jusqu’à 235$ ou plus?

Intéressant à regarder également, dans le petit porte-feuille que je suis, Apple est quasiment mon seul plaisir. Tout le reste a perdu, voir s’est effondré.

Si je comprends bien ce budget

Si je comprends bien ce que j’ai entendu sur La Premiere ce matin …

Le gouvernement a construit son budget. Hourra !

Et pour cela, il nous explique comment fonctionne une garantie en pratique:

1/ Pour éviter que le contribuable mette la main à la poche la prochaine fois qu’un banquier crée un produit qu’il ne comprend pas lui-même, les banques vont verser au gouvernement des garanties.

2/ Ces garanties vont se retrouver sur un fond, que le gouvernement semble inclure dans son budget

3/ Le gouvernement va donc utiliser l’argent de la garantie.

4/ Le jour viendra où un autre banquier (voir le même), va inventer un nouveau produit (voir le même) qu’il ne comprend pas et les banques vont à nouveau avoir besoin d’argent.

5/ Elles vont se tourner vers le gouvernement pour utiliser les fonds en garantie, qui va devoir répondre … « ah zut, on n’avait pas pensé à cela, … mais bon c’était pas nous, c’était le gouvernement d’avant ».

6/ Il faudra donc aller chercher l’argent où? Soit dans la poche du contribuable. Soit dans la poche des autres banquiers.

Mais je n’ai pas dû bien comprendre à mon avis …