Ce soir c'est miam

Ce soir, c’est pintade farcie à la forestière et aux morilles et mini-gratins aux trois légumes. Comme je suis sympa, je vous donne la recette, assez simple en fait.

C’est d’abord

Puis c’est 1h15 pour la pintade et 25 minutes pour les mini-gratins.

Cela fait 1 an que j’habite en France, j’ai découvert les surgelés Picard aujourd’hui. Ce magasin est fantastique. Et le mieux, ce n’est pas la pintade, le mieux ce sont les zakouskis, et les desserts. Il y a des tonnes de desserts, des tartes à la myrtilles, des omelettes norvégiennes, et plus encore.

En plus c’est super bien foutu. Il y a un trajet tout fait, qui va des entrées aux desserts. Tout dans des frigos nickels avec du stock. Moi qui m’attendait à un magazin où il fait -15 et dans lequel on marche sur la glace (;-)). Voilà, si la pintade est bonne, je peux jeter mes livres de Jamie Oliver et autres.

Mais quel post de naze … franchement …

PS: Pierre, y’a des hamburgers, pour le mois de mai …

Quand la pub fait son cinéma

Le monteur de la bande-annonce de The Day After Tomorrow doit se sentir un peu plagier, mais c’est pour une bonne cause (enfin, c’est quand même pour une société commerciale, mais bon). A vous de juger.

L'interface TV du futur d'après Open TV

Un article intéressant sur Télévision 2.0, L’EPG animé, clé des usages de la TV interactive, avec une présentation des orientations futures. La TV s’inspire du Web pour les recommandations, ok. Quant au reste, rien d’exceptionnel. Y’a encore des choses à faire dans le domaine, c’est certain. Et pour le moment Windows Media Center s’en sort plutôt pas mal.

Les candidats au banc d'essai

Un article intéressant « Les candidats au banc d’essai », dans le numéro 187, avril 2007, du magazine Capital.

Dedans on y retrouve une analyse objective des propositions des candidats sur les thèmes: Emploi et Chômage, Pouvoir d’achat, Fiscalité, Entreprise, Eduction et Recherche, Réforme de l’Etat, Santé-Retraite, Environnement, Logement. Sarko, Sego, Bayrou en détails, les autres candidats ont droit à un petit résumé.

Quelques points sympatiques relevés.

D’abord, l’intitulé Emploi-Chômage. Pourquoi ne pas juste inscrire Emploi? J’imagine que les propositions vont dans le sens de la création d’emploi, non? On n’écrit pas Environnement-Pollution? On voit toujours le négatif partout, alors pourquoi parler de lutte contre le chômage alors qu’il faut parler de création d’emplois. On va rétorquer que ce n’est pas tout à fait équivalent, certes, mais vous voyez l’idée, POSITIVER.

Sur l’Emploi donc, les promesses sont qualifiées de Hors de prix-Contre-productives à gauche, Contestable-Discutable au centre, et Vague-Chimérique à droite. Un point positif, considéré comme Lucide, à droite, fusionner l’Unédic et l’ANPE. Comme la France est le champion des noms organisme aux noms barbares, ca ne peut de toutes façons être qu’une bonne idée. Mais en gros, zéro pointé pour les propositions. Y’a du boulot.
Sur la Fiscalité, Revanchard à gauche (annuler les baisses d’impôts décidées par la droite), Courageux au centre (plafonner les avantages de niches fiscales à 20% de l’impôts sur le revenu), quant à la droite, on a droit à du finaud, rusé, mais aussi inefficace et inopportun (droits de successions exonérés). En conclusion, entre l’éternel débat droite-gauche, le centre semble être sain.
Et puis celui qui me tient à coeur: Entreprise. Et c’est là que vous comprendrez que mon coeur ne penche pas à gauche (sur ce point là en tout cas).

A gauche donc, on parle d’irréalisme (grand pôle public de l’énergie), inapplicable (suppression des aides aux entreprises qui délocalisent). Une mesure opportune, celle partagée avec la droite: mettre en place une agence nationale de réindustrialisation. Mais je ne comprends, encore une agence, et un acronyme barbare en plus?

Au centre, audacieux et malin pour l’attribution de 30% des aides à la recherche pour les PME et l’impôt progressif pour les sociétés.

A droite, imprécis pour le doublement des crédits publics de recherche pour les entreprises. Et intéressant pour l’allègement des obligations sociales des PME. Par exemple, suspendre pendant 2 ans l’application des seuils d’effectifs qui obligent à élire un délégué du personnel (10 salariés), un comité d’entrprise (50 salariés).

Je ne suis pas syndicaliste, mais pas non plus anti-syndicaliste. Je viens de Belgique, un pays super-syndicalisé, où les syndicats sont parfois sur-puissants. Si le rôle d’un syndicat est clair au départ, je pense que les dérives sont tout aussi désastreuses que celles du capitalisme effréné. Mais au niveau des PME, là, mon expérience est plus que mitigée. Quand on dirige une société de 15 personnes, ne pensez-vous pas qu’on est tous dans le même bateau pour que nos clients et les salariés soient heureux, pour qu’on dégage de la marge afin de pouvoir en faire profiter tout le monde. Mais voilà, alors que la réalité pousse tout le monde à bien faire son travail, la législation impose un délégué du personnel et tout le tin-touin qui va avec. Une loi sociale pour éviter des dérives capitalistes ou une plutôt dérive sociale non nécessaire qui allourdit les PME? Vous voyez mon point. Je suis pour la discussion et la participation, mais je déteste la paperasserie, les obligations légales qui n’apportent rien de plus que ce qu’on ferait en tant que bon gestionnaire …

Sur l’Education et la Recherche, la gauche est qualifiée de judicieux et de pertinent. Le Centre est flou. Et la droite est qualifiée d’utile, d’indispensable et surtout d’explosif en proposant d’augmenter fortement les droits d’inscription à l’université. D’après Capital, c’est le bon diagnostic, trop d’effets pervers à une inscription trop basse. C’est l’éternel discours de la responsabilisation. On sent que Capital est un peu à droite quand même ;-). Capital conclut que les sujets principaux, ceux qui fâchent, sont évités: gestion des effectifs, évaluation des profs, lourdeur des programmes. Sarkozy sort en tête même si jugé fort radical. Bayrou, ancien ministre de l’éducation, est flou. Et le flou ce n’est pas bon

On passe sur la Réforme de l’état. Tout le monde va réduire les dépenses publiques, personne ne dit réellement comment.

Enfin, sur la Santé-Retraite. La gauche est tantôt utile, tant irresponsable (aligner les petites retraites sur le Smic à l’horizon 2012). Le centre est équitable (fusionner les régimes de retraite, excellent!). Et la droite est coûteuse et explosive (à nouveau), en faisant sauter les régimes spéciaux. A nouveau, Capital conlut qu’il n’y aucun vrai programme.

Enfin, la partie la plus sympathique de l’article, c’est l’analyse brève des autres candidats.

  • Chez Le Pen, c’est Xénophobe, Anticonstitutionnel (au moins on peut lire un joli mot) et démago.
  • Chez MG Buffet, c’est catastrophique, irresponsable et préhistorique. Faudra que je vous détaille cela un de ces jours 😉
  • Chez Olivier Besançenot, c’est Inconséquent, Démentiel (passer au 30h) et Brutal (bloquer les loyers et les indexer sur les revenus).
  • Chez Bové, c’est obessionnel (OGM) et extravaguant (32h et Smic à 1.500 EUR net).

Et comme je ne suis pas sousmis au CSA, je n’irai pas plus loin, parce que c’est déjà bien assez long comme cela …
Bref, l’article confirme que les extrêmes dénoncent et proposent des non-solutions. Mais qu’actuellement, le programme de nos amis de gauche, du centre et de droite paraît être bien pauvre quand il est vu par la loupe des spécialistes. . A moins de penser que les experts de Capital sont nuls, on peut se dire que ce n’est pas sur programme qu’on (enfin, vous) pourra choisir.

Alors trois questions.

  1. Faut-il faire plus confiance aux politiques qu’aux spécialistes?
  2. Que font les spécialistes qui conseillent les politiques à la place de travailler sur les programmes?
  3. Des propositions concrètes et intéressantes sont-elles imprésentables?

Bien manger à Toulouse #1

J’ouvre la série bien manger à Toulouse par le restaurant l’Amphitryon.

Sur la région toulousaine, il y a plein de bons restaurants. On n’est pas à Paris ou à Lyon certes mais on est gâté quand même.

Il y a les étoilés,

Donc, hier soir, une soirée avec ma chère et tendre, sans les enfants, partis chercher des oeufs de Pâques en Belgique.

L’Amphitryon, plaisant maître d’une maison où l’on dîne, est situé juste derrièrede l’aéroport de Blagnac, dans un joli écrin de verdure. On peut se demander ce que donne la terrasse en été proche de l’aéroport, mais la vue de la salle est magnifique, et quand on quitte le restaurant par Cornebarrieu, on passe derrière le site aéronautique illuminé, sympathique.

La salle est grande, joliment éclairée, avec des tables espacées comme on apprécie. L’accueil est parfait: efficace et aimable et pas de chichi. Ce sera le cas pendant toute la soirée. Le services était parfait, sauf l’accompagnement des vins avec le menu. Très bon choix, mais quel dommage que le verre de gewurztraminer reste vide après la première entrée.

Mais venons-en aux faits, la cuisine de Yannick Delpech, plus jeune chef étoilé de France en 2000. Comme le souligne un petit mot sur les tables, il fait d’ailleurs partie des espoirs 2007, une catégorie qui mène aux deux étoiles si régularité il y a. Et ce serait mérité.

La cuisine est Yannick Delpech est délicieuse. Beaucoup de goûts, de l’inventivité, avec un évident plaisir de manger. Comme exemple, la seconde entrée Thon rouge mariné puis juste saisi, servi tiède sur des nems de thon cru et chèvre frais, pulpe de betterave rouge à la badiane et piment d’Espelette, une des spécialités de la maison. Le thon juste saisi est merveilleux, les nems à tomber par terre.
On suit avec un Filet d’agneau carbonisé à l’encre de seiche, la côte en crépinette de jeunes pousses d’épinards, riz rouge à l’huile de curry, qui tout en étant délicieux m’a un peu moins plu. Le riz rouge est à l’huile de curry, c’est délicieux, mais pas trop léger.

On a fini par un dessert dont je n’ai plus le nom. Des sortes de beignets à la vanille, accompagné d’un sorbet au basilic et agrumes. A nouveau, à tomber, un dessert magnifique.

Alors voilà, oui, sur le menu de Pâques, à deux, on sort avec un note proche de 250 EUR. Le prix d’un Ipod 2GB pour les geeks qui calculent autrement. Pour les amateurs de gastronomie, c’est un plaisir. A noter qu’il y a un menu déjeuner en semaine et samedi qui semble sympathique et très abordable. A tester …

Si on m'avait expliqué la physique en images …

Je tombe par hasard sur une vidéo qui sort des labos de l’université de Twente en Hollande. Une démonstration du Kaye Effect, en vidéo, à du 1000 images par seconde. Quelques explications physiques, la musique d’installation de Windows XP (qui n’est pas si mal, mais qui peut rendre nerveuse à cause de mauvais souvenirs), et le tour est joué, on a tout compris et en plus c’est joli comme tout.

Pourquoi est-ce que mes cours de physique n’étaient pas comme cela?

10 Newspaper Myths Deconstructed

Chaque fois qu’une article est posté sur Information Architects Japan, c’est passionant, en plus d’être bien écrit et toujours très désign dans les illustrations. Certains ont du talent plus que d’autres (moi par exemple qui suis très mauvais en design).

Donc revenons à l’article 10 Newspaper Myths Deconstructed, qui parle des difficultés actuelles des journaux papiers, surtout du futur de la publication de news, des possibilités offertes et des idées préconçues et fausse qu’on peut avoir.

Je reprends quelques points ici, mais comme souvent mieut vaut lire l’original.

Mythe 1 : Nous payons le contenu des journaux

Premier mythe qui tombe d’après IAJ, le prix que nous payons pour notre journal couvre les frais de papier et d’impression. Sous-entendu, le contenu même du journal a toujours été gratuit pour les lecteurs. Les journalistes, la gestion est-elle payée principalement grâce à la publicité. Du coup, il est tout à fait logique que l’accès à l’information en ligne soit gratuit.

Mythe 4: les archives des journaux en ligne doivent être payantes.

Ne pas rendre les archives accessibles tuent les accès. Oui forcément. Et le conseil est de donner accès aux archives, qu’elles soient le plus possible référencées, et bien entendu, qu’elles aussi génèrent du revenu par la publicité. Je suis assez d’accord sur le principe. Chaque fois qu’on fait une recherche dans google pour tomber sur un article qui n’est pas disponible en ligne, on a juste plus du tout envie d’aller sur les sites des journaux en ligne. Ca m’arrive souvent avec l’Echo en Belgique ou les Echos en France. Open the archives, and put ads on them, for heaven’s sake.

Mythe 7: Les journalistes sont des professionels, les bloggeurs sont des taches

Comme dit IAJ, some suck, some rock dans les deux catégories. C’est vrai qu’aujourd’hui, des bloggers qui se lancent dans l’investigation sont aussi intéressants. L’idée de l’article est de dire que les médias sociaux comme les blogs poussent les journalistes professionels à être plus indépendants.

Mythe 10: Les journaux doivent devenir des réseaux sociaux

Et voilà le point le plus intéressant de l’article. On peut penser que l’évolution devrait faire tendre les journaux vers des réseaux sociaux. Mais non, les lecteurs ne sont pas des amis, les lecteurs sont intéressés, et critiques. D’après IAJ, les journaux doivent rendre le développement des articles transparents. Il faut rédiger collectivement, permettre les corrections pour devenir de plus en plus correcte. Bref, les journaux doivent devenir des sortes de WIKI.

Sur les deux derniers points, je suis plus dubitatif. L’idée peut paraître terriblement innovante. Mais autant la technologie d’écriture collaborative du Wiki est parfaite pour améliorer le contenu en continu et le rendre de plus en plus complet et correct (par ex. Wikipedia), autant les journaux se rapprochent des news. Un article écrit avec les informations d’avril 2007 est forcément moins à jour quand on le relit en avril 2008. Mais en avril 2008, un autre article sera publié qui tiendra compte du contenu de celui d’avril 2007. Modification continue de l’article ou publications indépendantes reliées entre elles?

Le monde vu par WorldMapper

Ce soir je reçois un texto pour me dire que je ne post plus. Ca motive évidemment.

J’en aurais des choses à raconter aujourd’hui sur la vie des PME. Mais je vais plutôt vous montrer des images du monde vues au travers des filtres de worldmapper.

 

1. Le monde en 2003, vu par le filtre du HIV

 

2. Le monde en 2003, vu par le filtre des morts causées par la malaria

 

 

3. Le monde en 2002, vu par le filtre des accès internet

 

Une simple et bonne raison pour écrire un post sur un blog internet dans l’hémisphère nord, pour qu’on continue à prendre conscience et à agir pour ce qui est une autre réalité dans l’hémisphère Sud.