Ca me saoule #1

Hier soir, je vais voir un débat. Sujet: « Investisseurs / Startups : le grand malentendu ? »

Je ne vais pas revenir sur le débat en lui-même, qui, avec pourtant de bonnes personnes, n’était pas assez interactif et dynamique. Mais soit, c’est déjà bien de le faire.

Non, je vais revenir sur l’intervention d’une personne dans la salle.

Je me suis d’abord dit « Mais non, ca va passer, t’es énervé, ca ira mieux demain ». Mais là, on est demain et même si je ne suis plus énervé, j’ai toujours envie de faire mon coup de gueule.

Donc, l’histoire, et je peux me tromper donc je demande déjà pardon d’avance. Un petit jeune, qui (pense qu’il) a l’idée du siècle, décide il y a quelques temps de lancer son projet. Il passe par le Boostcamp de Microsoft, par RTBF Starter, par les CoEntrepreneurs Week-end, par Nest’up.  Bref, par tout une série d’accélérateurs souvent financés par les deniers publics (vos impôts donc) et qui demande au soi-disant entrepreneur une participation financière quasi nulle ou à peine plus.

Le petit jeune fait tout cela et, j’imagine qu’à un moment il (pense qu’il) est fin prêt pour lancer son projet, et il (pense qu’il) a besoin de fonds. Ses slides bien chauds,  il va voir des investisseurs, qui ont la traîtrise de lui poser des questions sur « son coût d’acquisition » et autres insultes d’investisseurs.

Voilà-t-il pas que ce jeune homme, pendant la conférence, se lève, et au lieu de poser une question intelligente qui pourrait le faire progresser, se plaint de ne pas avoir été bien formé par ses accélérateurs.

Je rêve.

Le ket, qui devrait dire merci à la Belgique entière de lui avoir permis de glander, faire des slides, travailler pendant des mois sur son projet, ne trouve rien de mieux que de se plaindre.

Alors voilà moi ca me saoule.

Ca me saoule d’entendre des kets dire que leur projet vaut 2 MEUR parce que … bon quand même … j’ai déjà beaucoup glandé, fait des slides, travaillé.

Ca me saoule d’entendre des kets se plaindre, alors qu’ils sont pourris gâtés, et qu’au lieu d’être accélérés, il ferait mieux d’en chier beaucoup plus, pour apprendre à s’en sortir, à se débrouiller, bref … être entrepreneur !

Ca me saoule que les gens pensent que l’idée, c’est ENORME, alors que c’est l’équipe et l’exécution derrière qui font tout le projet.

Ca me saoule que les gens pensent que les invests devraient donner plein d’argent sur une bonne idée et des jolis slides, juste parce qu’eux, ils ont de l’argent.

Ca me saoule de voir que tout ce qui est mis en place n’est finalement peut-être pas une bonne idée, et qu’on va finir par niveler l’entrepreneuriat par le bas, en mettant des emplâtres sur des jambes de bois.

Bref, ca me saoule, et ce soir … j’avais envie de le dire.
Et puis merci le ket, tu m’as motivé à ré-écrire sur mon blog.
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25 commentaires sur “Ca me saoule #1

  1. Merci Patrice, exactement le genre de chose que j’apprécie entendre à l’heure où les jeunes entrepreneurs sont là pour parader et pas pour travailler…

  2. Patrice : bravo.
    On doit rester très humbles en tant que coaches / accélérateurs : on ne sait pas transformer des canassons en pur sangs 😉
    « A good entrepreneur doesn’t complain about lack of resources : he shows resourcefulness »
    Alexis : assez parlé de toi ; au boulot ! 😉

    • Effectivement.
      En plus de l’intervention un peu spécial, il m’avait l’air de manquer d’humilité.
      C’est bien de croire en soi quand on démarre, mais il faut aussi savoir écouter et accepter.

    • Se griller dans votre réseau, ne me fais pas peur ! Vous n’êtes pas le centre du monde. Sachez-le et ne l’oubliez jamais. Peut-être pour le moment en Wallonie. Le monde politique change, d’autres initiatives se révèlent, les amis quittent le bateau, les choses changent … Vos compétences reconnues & la force de votre réseau, ne vous donnent tous les droits.

  3. Bien triste article de personnes qui nous enseignent que toute critique est bonne à prendre !

    Bien triste article de personnes qui nous enseignent l’analyse, la recherche, le croisement de sources & l’objectivité.

    Derrière ma critique, une réflexion … Comment se fait-il qu’après toutes ces formations nous ne parlions pas le même langage que les investisseurs ?

    Nous pourrions faire un // avec les pédagogues qui nous enseignent de grandes techniques révolutionnaires qui ne fonctionnent pas sur le terrain parce que la réalité est autre !!!!!!!!

    Voilà, ma simple réflexion. En tout humilité, et sans critiquer tout ce que ces accélérateurs m’ont apporté.
    Ce n’était pas le moment de faire une conférence sur le positif des accélérateurs …

    Et pour corriger quelques lignes de votre article, je ne pense pas avoir l’idée du siècle et je n’étais pas là pour demander de l’argent. Sachez également que je pense venir d’un milieu beaucoup plus compliqué que le vôtre, que tout ce que j’ai fait a été fait sans un seul euro.

    Bien triste article d’une personne qui n’a pas eu le courage de venir me trouver à la fin de la conférence pour me partager son avis.

    Bien tristes commentaires de personnes qui ont de belles casseroles à leur actif et qui nourrissent leur égo de médailles qu’ils s’octroient sans raison.

    • Bonjour Davy,

      Je comprends que cela puisse te faire réagir.
      Dans mon post, ton intervention était le déclencheur qui m’a donné envie de partager mon sentiment général sur la vision de plus en plus déformée qu’on a de l’entrepreneuriat.

      Je peux comprendre ton questionnement sur « Comment se fait-il qu’après toutes ces formations nous ne parlions pas le même langage que les investisseurs ?

      Certains donnent comme définition:
      « Un entrepreneur, c’est un individu qui a le courage de concrétiser ses rêves, d’ignorer les risques et d’utiliser son plein potentiel de créativité pour innover. »

      Toutes ces formations peuvent te donner des outils, des conseils, et aussi du réseau (ne crache pas dans la soupe, on ne sait jamais que tu aies à la goûter encore). Mais le boulot c’est à toi de le faire de toutes façons. Et des tonnes de gens le font super bien, sans passer par ses formations & co.

      Et à titre d’info, je ne fais pas directement partie de ces accélérateurs.

      Je suis un des fondateurs d’une boîte en technologie médicale, lancée en sortant des études. On est allé chercher des fonds, on a pitché devant des investisseurs, on s’est fait démonté, on a mis de l’argent dans notre boîte, on a travaillé, et on travaille encore comme des bêtes, on a racheté la boîte à nos investisseurs du départ en s’endettant encore plus.

      Je prends un peu de mon temps pour venir donner mon avis et partager mon expérience dans ces accélérateurs.

      Et quand j’ai envie de dire Bravo ou de Gueuler, je le fais 😉

  4. Nous avons tous appris lors de cette conférence. En tt cas de mon côté (faisant partie du panel d’orateurs de la soirée) je me dis à posteriori que nous aurions dû commencer par une grosse séance d’applaudissement pour les entrepreneurs qui se trouvaient dans la salle car au final c’est à partir d’eux et de leur initiative que tout commence.

    J’anime une autre séance le 23 septembre « How to present your project to investors? », ce sera l’occasion de rectifier le tir.

    Davy, viens et ne te décourage pas, améliore ce qui doit l’être et continue avec la même énergie!

    How to present your project to investors?

    Tuesday, Sep 23, 2014, 6:30 PM

    Ateliers des Tanneurs
    Rue des Tanneurs 60 Brussels, BE

    32 startup(st)ers Attending

    During this meetup, Guillaume Desclée from MyMicroInvest and other investors will share with you tips and tricks to make a good and relevant presentation to investors.Exact location to follow.

    Check out this Meetup →

    Guillaume

  5. Si je comprends que Davy puisse être touché par la critique émise ici par Patrice, je pense aussi que ce coup de gueule représente aussi ce que pense toute une frange d’entrepreneurs qui se demandent quel est le ROI de tous les accélérateurs qui sont nés ces dernières années en Belgique. On peut dire que Patrice pose, à sa manière, la question de l’utilité réelle des incubateurs, accélérateurs, boosters et autres. Et je trouve que la question mérite d’être posée.

    Cher Davy, tu dois pouvoir entendre que des gens s’interrogent sur l’utilité d’injecter des fonds publics dans un projet année après année sans que celui-ci n’aboutisse. Après, tu as aussi le droit de penser que cela va finir par passer, ça personne ne peut te le retirer. J’espère pour toi que tu pourras leur prouver que tu avais raison. Et si tel n’est pas le cas, tu feras un autre projet, j’en suis persuadé.

  6. j’é une idé pour un rézo social qui va déchiré facebook, je cherche un developeur. es-ce que tu veu bien etre mon cofondateur tu devra faire l’app iphone, l’android et le page internet. Belle conpensation en echange au moins 5% de stock options sur mon compte epargne dexia. merci alèz.

    je peu pas encore te decrire mon idé secrete, seulement si tu signe un acor de confidentialité

  7. En tous cas, ya un concurrent similaire en moins (qui étais belge):
    http://thenextweb.com/insider/2012/09/25/kicktable-springboard-backed-airbnb-activities-gets-kicked-curb/

    Je suppose que la plupart d’entre-vous les ont connus. Moi je me souviens d’eux à un de mes premiers Betagroup event au canal. Je crois fin 2011.

    Si Mr.Courteaux ne connait pas l’équipe de Kicktable, il serait intéressant de savoir pourquoi ils ont arrêté. Car pour moi, l’idée est très bonne, donc il y a qqch qui ne va pas dans l’exécution. Sans rien y connaître, je crois que cela est p-ê dû au fait qque le projet (foxi.be) est en FR (uniquement?) avec un point BE. Donc cela donne déjà une impression de limitation de marché (pour le visiteur, s’il trouve le site of course) Et il y a la culture/environnement en Belgique: Il y a déjà tellement d’activitées auxquelles on peut participer (sports, confs, assos…) que le temps des loisirs divers est diminué vu l’augmentation des différents loisirs possibles. Et en plus notre cher état nous fait aussi perdre un peu de temps dans tout le tracas admin, sans compter du traffic routier… Mon conseil de débutant/nulle serait de directement attaquer le marché FR ou passer le site en EN et viser le monde. Enfin, je n’ai pas vu le BMC mais voic p-ê mon food for thoughts.

    Perso, après 3-4 ans à bosser et économiser, je me lance dans qqs semaines (mon développeur a enfin du temps) et j’espère avoir une version alpha de mon « bébé » vers l’été 2015. On va appeler cela un POC, limite petit MVP. C’est très long à lancer une encyclopédia en ligne. Il faut du contenu!

  8. Patrice, je comprends ton coup de gueule! Je pense qu’il est aussi lié au fait qu’il n’y avait rien ou pas grand chose lorsque vous vous êtes lancés et qu’aujourd’hui tout un écosystème se met en place. Et donc que vous avez le sentiment d’avoir plus galéré pour réussir (et que c’était normal voire bien).

    Il y a des ratés et c’est le jeu! L’entrepreneuriat, c’est justement la prise de risques et les accélérateurs/incubateurs essaient de la faire diminuer. On constate qu’il y a encore du travail à faire, notamment pour leur permettre d’apprendre aux entrepreneurs le langage/les attentes précises des investisseurs.

    Ce qui m’avait frappé dans Nest’Up, c’est le côté ‘show business’ (avec de supers pitches – bravo aux coaches pour cela) mais un investisseur ne va pas donner de l’argent parce que la présentation est cool, fun ou multimédia! Il va au final analyser le business case, l’équipe, le coût d’acquisition d’un client, etc. Donc c’est une invitation aux incubateurs/accélérateurs à être plus centré sur le contenu et un peu moins sur le show. Je dois dire qu’à ce niveau, j’avais été impressionné par les prestations (performances?) des entrepreneurs mais je m’étais aussi demandé si ce n’était pas justement qu’un ‘show’!

    Je comprend les frustrations de Davy. Un entrepreneur est passionné et il peut donc être frustré de ne pas être entendu comme il le souhaite. Dans le cas précis de Foxi, il y avait en effet déjà eu l’expérience de Kicktable et il y a le projet 1001Belges qui marche bien car soutenu par une émission. Il faut des relais puissants pour faire bouger les choses en Belgique dans la réservation d’expériences.

    En fait, ce coup de gueule est à la croisée de deux choses, de deux colères: la frustration d’un entrepreneur passionné (qui ne parle pas le langage des investisseurs) et l’impression d’abus/de gâchis (argent public investi) qu’a ressenti un entrepreneur chevronné (Patrice qui n’a pas bénéficié de la moindre aide en son temps).

    Mais de grâce, ne cassons pas l’esprit d’entreprendre! Je trouve qu’en ces temps de chômage, les personnes qui souhaitent prendre leur destin en main méritent toute notre attention et soutien. Ceci dit, il est évident qu’il n’y aura pas de la place pour tous au paradis!

  9. Rah, quel beau débat, de passionnés par l’entrepreneuriat.

    – Davy, je ne te connaissais pas. Je viens néanmoins de t’envoyer une invitation Linkedin. Comme quoi: mieux vaut qu’on parle de toi en mal… que pas du tout. Les contacts avec les investisseurs demandent du temps. C’est frustrant et souvent finalement, les capitaux complémentaires, on ne les trouve pas. On lit dans ces magazines internationaux ces histoires de jeunes gamins de 14 ans qui lèvent des sommes astronomiques, et on finit par y croire. Tant mieux. Mais du coup, le retour sur terre est parfois douloureux, et néanmoins salutaire. Je me revois voici 15 ans dans ta situation. Ce n’est pas facile. On ne comprend pas, sur le moment en tout cas. Je t’encourage à ne jamais perdre la foi: en toi, dans l’entrepreneuriat, dans le fait que tant les incubateurs que les investisseurs te veulent sincèrement du bien, et enfin dans le fait qu’un jour tu réussiras. Il y aura toujours en Belgique du travail pour les fonceurs qui travaillent plus de 10 heures par jour comme toi.

    – Patrice, je ne te connaissais pas non plus. Par contre je connais Damien De Greef. Je viens aussi de t’envoyer une invitation Linkedin. Certains y verront de la récupération. Pour moi, c’est juste un symbole. Dans un débat, souvent les deux points de vues se défendent.

    Davy, Patrice, et les autres, nous sommes tous intimement interconnectés. Chaque fois qu’on prend une claque d’un autre, soit on la rend, soit on réfléchit et on finit par comprendre pourquoi on l’a prise à cet endroit et à ce moment-là. Chaque fois qu’on rend un service à un collègue ou un ami, d’une manière ou d’une autre, cette onde positive finit par revenir aussi.

    Il y a depuis quelques années une énergie nouvelle en Belgique. Telenet Idealabs? 10 sociétés reçoivent 50.000 euros pour parvenir à se lancer ou à accélérer. WOW. Startups.be? T’offre d’aller présenter gratuitement ta société au Web Congress d’Istanbul. WOW x 2. Nest’Up, Le Betacowork… fourmillent d’informations, de réseaux, d’entrepreneurs WOW x 3. Be-Creative.be? Un place à gagner sur le stand de l’exposition universelle à Milan! WOW x 4. NRJ Startups: encore un budget potentiel à décrocher. WOW x 5. Les subsides régionaux (subsides à la consultance, subsides d’études de faisabilité) sont vraiment là pour nous aider, pour environ 50 % de certains investissements initiaux. WOW x 6. J’en oublie certainement.

    Est-ce pour autant une garantie de réussite? Malheureusement pas. L’entrepreneuriat demeure une science incertaine, une alchimie faite d’intuition, de travail acharné et toujours toujours toujours… d’un zeste de chance pour pouvoir réussir.

    Il faut aussi pouvoir arrêter un jour, si personne ne veut vous financer. Ou alors s’envoler à San Francisco en espérant que cela sera plus facile là-bas (et ce l’est parfois, mais pas toujours). Et en tirer les leçons, et recommencer. Plus expérimenté, peut-être un peu plus prudent à défaut d’être devenu plus humble dans mon cas.

    Et dernière chose: que ce soit dans les start-ups ou dans les centres de coworking ou les incubateurs, c’est toujours la même histoire. Seule l’exécution compte, et un capitaine d’incubateur extraordinaire peut avoir un effet extraordinaire sur les pépites qui tentent de s’y développer. Regardez les Woorank, les Tag Tag City, les Wonderbox qui se développent dans ces centres. N’est-ce pas fabuleux?

    Souvenons-nous cependant que la plupart des grands entrepreneurs ont à leur actif une ou deux grandes réussites, mais souvent 5 ou 6 casseroles aussi. On oublie cela.

    Même avec tous ces moyens, avec tous ces gens de bonne volonté, on n’est jamais certain d’y arriver. Mais ça aide quand même grave, et cela réduit quand même solidement les chances de se crasher.

    Et quand bien même: mettre un genou à terre, respirer, analyser, comprendre, se relever, retrouver la foi en une idée, et … recommencer !

    Forza, et comme résume si bien Roald: au boulot !

  10. Merci pour ce post et merci de vous être tapés sur la gueule en public (full bashing mode style), ça aura rendu ma vie nettement moins boring. Aussi, et comme j’ai un besoin permanent et accru de visibilité (autant pour mon égo que pour ma startup PiggyBee), ça m’aura permis de faire un coucou à tous ! (spam style)

  11. Bonjour tout le monde,

    Un petit mot d’explication en tant que co-organisateur du débat qui a engendré cette discussion. L’origine de ce cet événement est parti d’un constat : s’il n’y a jamais eu autant de candidats à la création d’entreprise, les investisseurs que je croise déplorent la faiblesse des dossiers qu’ils reçoivent. De fait, quand on sollicite mon petit avis de temps à autre sur certains dossiers, je partage hélas ce point de vue : les business plans sont souvent faibles et beaucoup ne maîtrisent pas les basiques en la matière. Ce n’est pas une critique, plutôt un constat assez malheureux.

    Sur cette base, il nous a semblé intéressant et utile, avec Technofutur TIC, de donner la parole aux investisseurs et de dépasser le discours un peu faussé et « ultra-positiviste » qui entoure souvent la création d’entreprises innovantes du côté francophone.

    Soulever cette question, c’est évidemment poser celle de la « rentabilité » des incubateurs. Pour l’heure, leur utilité réelle demeure une inconnue en terme de création d’entreprise et de génération de richesse pour l’ensemble de la société. A ma connaissance, les seules « success stories » belges sont nées hors de ces structures et davantage le fruit d’écosystèmes créés par l’initative privée. Je remarque également que ces incubateurs accueillent parfois des dossiers qui, de toute évidence, ne sont pas bons ou n’ont pas un gros potentiel de croissance rapide mais qui sont probablement acceptés pour remplir un quota à même de justifier l’octroi d’aides publiques.

    A tort ou à raison, je pense qu’on est un peu dans cette configuration avec le projet de Davy : si la viabilité de ce type de plate-forme n’est pas impossible, le projet ne possède probablement pas, dans son ADN, un potentiel d’attraction suffisant pour les investisseurs (manque de scalability, coût d’acquisition élevé, concurrence existante etc.). Ce qui ne veut pas dire, je le répète, que le projet ne soit pas viable.

    Cela dit, comme l’écrit Geoffroy, ne brisons pas l’esprit d’entreprise car l’économie belge en a besoin plus que jamais. Mais, comme je le mentionnais durant la soirée, il est peut-être temps de sortir de l' »effet TechCrunch » qui me semble caractériser l’écosystème francophone en ce moment.

    Pierre et moi sommes en tout cas heureux que cette soirée puisse nourrir le débat sur le sujet.

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